Les plus gros pollueurs réunis pour discuter de l’avenir de notre planète

Publié le par AF

undefinedLes pays du G20, principaux pollueurs de la planète, se sont réunis ce week-end à Chiba au Japon, pour discuter des méthodes permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. Créé en 2005 par Tony Blair, à l’époque premier ministre britannique, le G20 rassemble, outre les membres du G8 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Canada et Russie), d’autres pays développés et les grands pays émergents comme la Chine et l’Inde.

Les pays du G20 sont aujourd’hui responsables de 80% de l’ensemble des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Cette réunion intervient au moment où le Japon tente de s’imposer comme leader de la lutte contre le réchauffement climatique en proposant une réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre à horizon 2050.

Or le pays rencontre des difficultés pour se doter d’une véritable politique environnementale. Seules quelques mesures ont été prises, comme l’obligation de réduire de 20% la consommation d’électricité des climatiseurs et des réfrigérateurs d’ici à 2010. Les constructeurs automobiles reçoivent également des subventions pour la promotion de véhicules hybrides. Cependant, le patronat japonais juge la fixation d’obligations de réductions injuste. Ces déclarations sont considérées comme « manquant de courage » par le directeur exécutif de Greenpeace Japan. Selon lui, « le Japon bénéficie des technologies les plus avancées mais ne s’est jamais doté d’un cadre institutionnel permettant de les utiliser à bon escient ». En effet, depuis 2004, le gouvernement a cessé d’accorder des subventions aux ménages qui se munissaient d’un équipement à l’énergie solaire, donnant à l’Allemagne le rôle de leader sur cette technologie.

Espérons que ces objectifs chiffrés seront atteints d’ici 2050 car en 2007, lors du sommet du G8 en Allemagne, Berlin n’avait pas réussit à convaincre les représentants de chaque pays de s’engager sur des objectifs chiffrés. Les pays en développement refusent d’être contraints à respecter des objectifs chiffrés car, selon eux, c’est aux pays riches de réduire dans un premier temps leurs émissions et de leur apporter un soutien financier et technologique.

De leurs côtés, les Etats-Unis tout comme le Japon sont réticents face à cette obligation de résultat et défendent une approche « sectorielle » avec des réductions d'émissions par branche industrielle.

Tony Blair a lancé une nouvelle opération baptisée « Sortir de l’impasse climatique » avant la prochaine conférence qui se tiendra en 2009 à Copenhague et qui succèdera au protocole de Kyoto. Cette initiative vise à trouver un accord sur les réductions d’émissions de CO2.
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Publié dans Economie - Société

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O
De toute façon, on va tous mourir... C'est mon gourou qui me l'a dit...
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