Responsable d’entité
Descriptif :
Le responsable d’entité représente un relais entre les organes dirigeants et ses entités (ensemble d’agences, de filiales...) pour assurer le respect des décisions qu’ils prennent et le bon fonctionnement du groupe. Les responsables d’entité peuvent donc exercer dans des secteurs différents avec bien sûr des spécificités.
Par exemple, dans le secteur bancaire, il a pour mission de mettre en œuvre les politiques commerciales au niveau des agences et correspond ainsi au supérieur hiérarchique des directeurs d’agence auxquels il apporte son soutien. A ce titre, il participe à l’évolution même des politiques commerciales et a pour objectif d’améliorer la qualité des services proposés aux clients.
Formation :
La formation dépend beaucoup du secteur visé. Mais, un Bac + 5 semble nécessaire et la gestion paraît être une voie généraliste pour parvenir à ce type de poste. Des compétences relatives au domaine commercial semblent aussi particulièrement appréciées, même si des connaissances précises du domaine d’activité sont le plus souvent demandées.
Valérie Pouilly, responsable d’entité chez BNP Paribas, a accepté de répondre à nos questions.
C. M. : Quel est votre parcours ?
Valérie Pouilly : J’ai un Bac + 5 et notamment un DESS en Banque Assurance. Toutefois, d’autres DESS peuvent mener à un tel poste (marketing, gestion ou droit). J’ai débuté ma carrière comme conseiller en patrimoine. Je suis ensuite devenue directeur d’agence, puis j’ai travaillé au sein de l’ « état major groupe », avant de devenir directeur d’entité.
C. M. : Quels sont les avantages et inconvénients d’un tel poste ?
V. P. : L’un des principaux avantages est la richesse humaine du poste. Je travaille en effet en contact avec une cinquantaine de collaborateurs, mais aussi avec les clients. Je me déplace également dans les cinq agences dont j’ai la charge. En ce qui concerne les inconvénients, je n’en vois pas.
C. M. : Quelles sont, selon vous, les qualités requises ?
V. P. : Il est nécessaire de posséder certaines connaissances professionnelles telles que la maîtrise de diverses techniques d’analyse et de gestion des risques, de vente, de management... et connaître les politiques commerciales, les caractéristiques du marché... Parallèlement à cela, la fibre commerciale est primordiale, de même que les capacités à manager des équipes et un sens des responsabilités.
C. M. : Y a-t-il d’autres perspectives d’évolution ?
V. P. : La principale évolution tient au nombre d’agences que je dois gérer. Pour l’instant, je m’occupe de cinq agences, mais ce nombre peut augmenter.
C. M. : Auriez-vous des conseils à donner à des étudiants intéressés par un poste de responsable d’entité ?
V. P. : Il faut aimer le commerce et avoir une fibre commerciale. Il est aussi important d’être à l’aise dans le domaine du relationnel et être capable de faire face aux réclamations des clients par exemple.