Halloween

Publié le par C.M.-N.A.

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L'origine

Il y a 2000 ans, les Celtes fêtaient pendant trois jours le changement d'année ("Samain" en Irlande) aux alentours du 1er novembre.

Ce sont les immigrants catholiques irlandais qui ont exporté cette célébration en Amérique du Nord.

Le nom d'Halloween vient d'une déformation de l'expression All Hallow's Eve, signifiant littéralement "la veille de la fête de tous les saints", ce qui correspond à la veille de la fête chrétienne de la Toussaint.

Ils supposaient qu'en ce dernier jour de l'année, les esprits avaient la possibilité de rendre une brève visite à leurs parents, tandis que le Dieu de la mort rassemblait les âmes de ceux morts dans l'année. Il était donc de coutume de laisser de la nourriture aux portes des villages dans le but d'apaiser les esprits des fantômes.

D'autres légendes racontent que les fantômes, réticents à partir, profitaient de cette nuit pour tenter de s'installer dans le corps des vivants. En guise de défense, les villageois éteignaient donc les lumières et les feux des maisons pour les rendre moins accueillantes et se promenaient dans les rues en costumes effrayants en faisant du bruit et des dégâts pour écarter les esprits.

Le point commun à toutes ces croyances est à la fois une célébration de la fin de la période des récoltes et l’annonce de l’hiver.

A partir de là, bien des légendes ont pris forme. La plus célèbre restant celle de Jack-o'-Lantern.

 

La légende de Jack-o'-Lantern

Un conte irlandais relate l'histoire d'un homme appelé Jack, ivrogne, tricheur et avare. Un soir, alors que le Diable était apparu dans un bar pour lui réclamer son âme, Jack le persuada de prendre un verre avec lui. Pour payer son verre, le Diable se transforma en pièce de six pence que Jack rangea dans son sac dont la serrure était en forme de croix, pour capturer le Diable. Il promit de le libérer contre une année de plus.

L'année suivante, Jack fit une autre farce au Diable : il le fit grimper à un arbre puis grava une croix dans l'écorce, emprisonnant le Diable une nouvelle fois. En échange de sa libération, le Diable dut alors lui promettre de ne plus le poursuivre.

Lorsque Jack mourut, il ne put accéder ni au Paradis, ni à l'Enfer. Condamné à errer jusqu'au Jour du Jugement, il obtint du Diable, qu'il lui donnât du charbon brûlant. Jack transporte le charbon dans un navet, en guise de lanterne pour éclairer son chemin dans le noir.

 

Les symboles associés à la fête

Prenez un potiron ou une citrouille, videz-la de son contenu, creusez pour dessiner un visage, puis mettez une bougie à l'intérieur. Voilà Jack-o'-lantern ! La citrouille s'est révélée le légume parfait pour sculpter ces lanternes, car beaucoup plus large que le rutabagas ou le navet utilisé plus traditionnellement en Grande Bretagne.

La saison où les nuits sont les plus longues associées aux différentes représentations artistiques (notamment cinématographiques) ont joué en faveur du développement d'une activité commerciale tournant autour d'Halloween.

La fête est l'occasion pour les fantômes, les sorcières, les vampires, les chauves-souris, les hiboux, les corbeaux, les vautours, les chats noirs, les araignées, les zombies, les momies, les squelettes, les loups-garous et autres démons, ... d'apparaître aux yeux de tous.

Les couleurs les plus représentatives d'Halloween sont le noir (pour la nuit et la mort) et l'orange (pour les premières lueurs de l'aube et bien sur la citrouille) ; mais on y associe facilement le mauve, le vert et le rouge.

 

La fête de nos jours

Halloween se déroule désormais dans la plupart des pays lors de la nuit du 31 octobre au 1er novembre. Elle est fêtée principalement aux Etats-Unis et au Canada.

D'autres variantes existent un peu partout dans le monde. Par exemple, au Mexique, il est plus courant de célébrer la nuit des morts.

La tradition la plus répandue depuis les années 30, est celle selon laquelle les enfants, costumés de manière à faire peur, vont sonner aux portes du voisinage pour demander des sucreries grâce à la formule "Trick or Treat !" (littéralement "des friandises ou un mauvais tour"). Parfois, et notamment en Ecosse, il est demandé aux enfants de réaliser un petit divertissement pour mériter leur récompense. Les tours restent bon enfant : lancer d'œufs et de papier toilette.

Les moins jeunes préfèreront organiser des bals masqués, des visites de maisons hantées ou bien regarder des films d'horreur dans une ambiance appropriée.

 

Qu'en est-il en France ?

C'est lors de l'année 1997, que les français se sont massivement intéressés à la fête d'Halloween. Elle sera très vite cataloguée comme opération marketing au même titre que la Saint-Valentin mais c'était sans compter sur une ferveur populaire, appuyée par l'engouement autour de la magie et d'un jeune sorcier (un certain Harry Potter…). Cet optimisme envers la fête a redonné un souffle à certains secteurs comme celui des déguisements, leur ouvrant de nouveaux débouchés (autres que pour le Carnaval). L'investissement des industriels était tel qu'il y eut de nombreux invendus en 1998 et 1999 notamment dans les produits non alimentaires. L'explication probable est que les foyers disposaient déjà du nécessaire. En revanche, les grandes marques de confiserie comme Haribo, Kinder ou Chupa Chups continuent à thématiser leur gamme habituelle aux couleurs de l'évènement.

Ces dernières années, l'élan d'enthousiasme semble avoir quelques peu ralenti. Même si aucune étude chiffrée n'a été menée, la presse ne cesse de titrer qu'il ne s'agissait que d'un phénomène passager. Il est en effet facile de remarquer que les produits relatifs à Halloween n'ont qu'un petit espace dans les rayons des magasins, et qu'ils ne font leur apparition que tardivement, au côté des articles de Noël. Les confiseurs affichent tout de même de meilleurs résultats au cours du mois d'octobre même si le phénomène Halloween semble plus être provincial que parisien. En 2002, ils estimaient une augmentation de 80 % de leurs ventes juste avant Halloween. Malgré ce ralentissement, en moyenne, un foyer français sur trois l'a intégré dans ses habitudes. Ce phénomène est présent notamment chez les moins de 35 ans, souvent moins engagés religieusement et donc plus ouverts à de nouvelles fêtes propices au divertissement.


Parallèlement à cela, s'ajoute un nouvel élan de la fête de la Toussaint depuis 2005. En effet, pour rappeler le sens de la Toussaint catholique, le diocèse de Paris a instauré, depuis 2002, une manifestation festive baptisée Holy wins ("Ce qui est saint est victorieux") et des centaines de personnes y participent chaque année.

 

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Publié dans Culture

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M
bravo les fillesje laisse un premier msg d'encouragement c sympa de nous faire circuler les infos par mail
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