Into The Wild (réalisé par Sean Penn)

Publié le par A.B.

Christopher McCandless, jeune homme fraîchement diplômé, décide d'abandonner sa famille conformiste et l'avenir prometteur qui lui tend les bras. Il cherche sa propre conception du bonheur loin d’un monde matérialiste qu'il rejette. Dès lors, il adopte le nom d'Alexander Supertramp, et erre à travers les Etats-Unis, alternant route en solitaire et rencontres déterminantes. Son objectif ultime est de rejoindre l'Alaska pour y vivre dans la nature sauvage.      


Comme dans tout voyage initiatique, on note une évolution de mentalité du personnage principal. Ici, le comportement de Christopher McCandless passe d'une certaine forme de misanthropie à une certaine forme de sagesse. Dit comme cela, on a l'impression que ce film se sert de grosses ficelles déjà mille fois utilisées. Pourtant, c'est loin d'être le cas, il est bien plus subtil et sobre que le mélodrame moyen. Sa force principale est de s'inspirer d'une histoire vraie : rien ne semble artificiel, les situations ne sont pas incroyables et les personnages ne sont pas vraiment pittoresques. Pourtant, on ne s'ennuie pas une seconde pendant les 2h27 de projection. La vérité se suffit à elle-même. Evidemment, cette vérité, comme les autres, reflète un parti pris. Ici, c'est le romantisme (au sens littéraire du terme) : le personnage principal est extrême, et cet extrémisme ne peut être que soutenu par une bonne dose de naïveté, d'innocence. Christopher McCandless en devient terriblement attachant, et le film dans sa globalité est émouvant. Il est sensible mais ne verse pas dans le sentimentalisme.  

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Publié dans Culture

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