Lutte contre l'obésité
Le 12 janvier dernier se tenait la 4e journée nationale consacrée à la lutte contre l’obésité. Aujourd’hui, cette maladie est largement mise en avant afin surtout de protéger les enfants. En effet, en Europe, on compte 14 millions d’enfants en surpoids dont 3 millions obèses. En France environ 1.5 millions de jeunes seraient atteints d’obésité avec pour conséquences une espérance de vie réduite de dix ans et de plus grands risques de développer du diabète.
Les enfants ou adolescents regardant beaucoup la télévision seraient particulièrement exposés à ce risque, et les différentes associations de consommateurs mettent directement en cause les publicités. Suite aux pressions de ces associations, l’Etat a alors mis en place des réglementations concernant les publicités alimentaires, notamment au travers du décret du 28 février 2007, selon lequel toutes ces publicités doivent comporter un message permettant d’informer de comportements alimentaires à éviter ou à encourager :
"Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour"
"Pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière"
"Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé"
"Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas"
Ces messages, ainsi que le site www.mangerbouger.fr, sont visibles très souvent à la télévision soit insérés dans les publicités des industriels, soit dans des publicités spécifiques. Toutefois, cela ne semble pas être suffisant pour réduire l’ampleur du phénomène. Ainsi, une étude menée par l’UFC Que Choisir a montré que « à peine 11 % des enfants et 17 % des parents ont remarqué le message ».
C’est pour cela que les associations du collectif « Obésité, protégeons nos enfants » a demandé l’édiction d’une loi anti-obésité. Le but de cette loi est de réduire la consommation de produits pouvant être considérés à risque pour les enfants, en interdisant, par exemple, la diffusion de leurs publicités pendant les programmes qui leur sont directement destinés. Mais, le problème demeure en partie puisqu’ils ne regardent pas uniquement les programmes conçus pour eux. De telles dispositions ont également été prises récemment en Angleterre.
En outre, l’UFC que Choisir aimerait voir appliqué une « TVA sociétale alimentaire ». Il s’agirait d’appliquer un taux de TVA de 19.6 % sur les produits les plus gras, les plus sucrés ou salés, et un taux plus bas pour les aliments meilleurs pour la santé afin de favoriser l’achat de ces derniers.
Une autre mesure réclamée est la disparition des confiseries au niveau des caisses dans les super et hypermarchés pour limiter les achats impulsifs de dernière minute. Enfin, le collectif met en avant la nécessité d’informer les enfants au sein même des établissements scolaires avec l’intervention de diététiciens et l’affichage de recommandations.
Face à l’importance accordée à la nutrition, certaines entreprises ont aussi décidé de prendre les devants et ont préféré améliorer leurs produits en les rendant plus sains sans attendre de nouvelles législations. Cela est, par exemple, le cas des groupes Cadburry Schweppes, Kraft et PepsiCo, ou même Mc Donald’s. En France, Unilever a ainsi crée le label « choix et nutrition », Auchan a mis en place un « programme nutritionnel »...