Vivendi

Publié le par A.B.

Vivendi, groupe français coté en bourse (dont l’action fait parti de l’indice CAC 40), a subi bien des bouleversements ces dernières années.

 

 

 

Un peu d’histoire

 

La Compagnie Générale des Eaux fut créée en 1853 par décret impérial. Son activité consistait alors à fournir de l’eau à la ville de Lyon. Dans les années 80, la Compagnie se diversifie dans la délégation de services publics (gestion des déchets, transport, énergie…) et dans les BTP (Bâtiments et Travaux Publics).

 

En 1983, Guy Dejouany, le PDG, décide de participer à la création de Canal +. En 1996, il investit dans les télécommunications en créant le groupe Cegetel (AOL, SFR, Le 7, Tam Tam).

 

 

 

Un PDG médiatique

 

En 1996, pour lui succéder, Guy Dejouany choisit Jean-Marie Messier, un associé de la banque d’affaires Lazard. Il est rapidement surnommé J2M, puis J6M pour « Jean-Marie Messier Moi-Même Maître du Monde » en raison de sa volonté à être sous le feu des projecteurs et à développer très rapidement des activités dans les médias et les communications.

 

Ainsi, en 1998, la Compagnie Générale des Eaux est rebaptisée Vivendi, nom à consonance plus internationale et moins en rapport avec les pouvoirs publics. La même année, il renforce sa participation dans Canal + et investit dans Havas, un groupe présent dans la publicité. En 2000, Vivendi fusionne avec Canal +, et avec le groupe canadien Seagram dont il reprend les activités médias (dont une participation dans Universal). Le groupe devient alors Vivendi Universal. Dans le même temps, J2M se sépare de certaines filières (cession de SGE, activité de construction, qui devient VINCI…) pour se concentrer sur son nouveau cœur d’activité.

 

 

 

Echec et renaissance

 

En juillet 2002, le groupe frôle la cessation de paiement. J2M est contraint de démissionner. Vivendi Universal a gagné le titre de la plus grosse perte comptable de l’histoire pour une entreprise française : 23 milliards d’euros.

 

Jean-René Fourtou devient PDG, puis membre du conseil de surveillance, et Jean-Bernard Lévy est président du directoire. Ensemble, ils restructurent le groupe : ils cèdent la société d’édition Vivendi Universal Publishing (à l’exception de Vivendi Universal Game) au groupe Lagardère, la société américaine de média Vivendi Universal Entertainment à General Electric… Ils obtiennent ainsi suffisamment de liquidité pour racheter les parts de Cegetel permettant au groupe de devenir actionnaire majoritaire de SFR.

 

En 2006, Vivendi Universal redevient Vivendi.

 

 

 

Vivendi aujourd’hui

 

Le chiffre d’affaire de 2006 était de 20 044 millions d’euros et l’effectif de 34 694 salariés.

 

La stratégie de Vivendi se concentre désormais clairement sur les télécommunications et les divertissements. D’ailleurs, sa campagne institutionnelle de la fin de l’année 2007 proclamait « le divertissement est un besoin vital ». Le groupe comporte ainsi cinq filiales :

  • Universal Music Group (filiale à 100%)
  • Groupe Canal + (filiale à 100%)
  • Vivendi Game (filiale à 100%)
  • SFR (filiale à 56%)
  • Maroc Telecom (filiale à 51%)
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