Histoire de chocolat

Publié le par C.M.

Vous n’avez jamais rêvé d’être un chat ? Il faut bien avouer que la vie de ce petit animal peut sembler des plus agréables : dormir toute la journée au soleil ou près d’un radiateur selon le temps, manger, se faire caresser et retourner dormir. Pour résumer, une vie bien confortable sans aucune difficulté à première vue. Pourtant, il existe un inconvénient majeur à être un chat : il est impossible de manger du chocolat (cela serait poison). Que la vie serait triste sans un morceau de chocolat de temps en temps ! Rien qu’un petit carré pour nous réconforter (voire une tablette entière en cas de gros chagrin) ou pour satisfaire notre gourmandise.

Aujourd’hui, et d’autant plus en cette saison de Pâques, le chocolat est partout : tablettes, moulages, gâteaux, boissons... Mais finalement, qui a eu la bonne idée de nous apporter cette petite merveille ?

A l’origine, c’est d’Amérique latine que provient le chocolat dont les fèves étaient utilisées comme monnaie d’échange par les mayas et les aztèques. Selon la légende toltèque, ce serait le jardinier du paradis, Quetzlcoatl, qui aurait appris aux mortels comment cultiver le cacaoyer. D’un point de vue historique, la découverte du chocolat par les européens date du XVIe siècle lorsque que Christophe Colomb posa le pied sur l’île de Guanaja. Toutefois, c’est Hernán Cortés qui remarqua ses qualités, après avoir goûté une boisson du nom de « cacahuatl » offerte par l’empereur aztèque, Moctezuma II. Au premier abord, la boisson à base de fèves de cacao paraissait peu séduire les espagnols, mais elle était idéal pour combattre la fatigue et était très nourrissante. Suite à quelques modifications dans sa recette et notamment à l’ajout de sucre, elle devint très appréciée et fut rapportée en Espagne comme l’un des trésors du « Nouveau Monde ». Toutefois, à l’époque, il s’agissait surtout d’un produit de luxe. D’ailleurs son introduction en France est due à Anne d’Autriche qui en épousant Louis XIII en 1615, apporta dans ses bagages le chocolat dont elle raffolait. A partir de là, le chocolat devint la nouvelle mode à la cour du roi avant de contaminer la bourgeoisie.

E
ntre temps, l’intérêt pour le chocolat avait conquis progressivement toute l’Europe. Le commerce commença alors à se développer, les techniques à s’améliorer sous l’impulsion de la révolution industrielle, avec par exemple une machine hydraulique pour broyer le cacao et le réduire en pâte, inventée par Doret, et les premières véritables usines de chocolat naquirent.

Mais alors, pourquoi mange-t-on du chocolat à Pâques ? Quel est le rapport avec les mayas et les aztèques ? En réalité, il n’y a aucun rapport. Traditionnellement depuis le XVIIIe siècle, la fête de Pâques se déroulant au début du printemps, la coutume était d’offrir un vrai oeuf symbole de la vie qui renaît en cette saison, ou pour représenter les privations du Carême. L’idée de faire des oeufs en chocolat n’est apparue que bien plus tard, avec pour seul motif la gourmandise. C’est d’ailleurs un peu pour cette même raison qu’il est omniprésent dans un si grand nombre de fête (Noël, Saint Valentin...). Le chocolat a envahi nos vies, mais ce n’est peut-être pas un mal (si l’on excepte le problème des calories, bien sûr).

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Publié dans Culture

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B
De toute façon pas de bras pas de chocolat :)
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A
"Une vie sans chocolat est une vie à laquelle manque l'essentiel" Marcia Colman et Frederic Morton
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